










Dans ses vies antérieures, Yannick Marzin a beaucoup travaillé avec les milieux artistiques anglais. Il en a rapporté la notion de direction « exécutive » accolée à celle « artistique », et une première idée, vue comme une façon de donner un visage au Pays de Montbéliard : FaceDances. Le concept imaginé par Jonathan Stone, artiste londonien de son état, consiste à filmer des portraits d’habitants anonymes en train d’écouter leur musique préférée. Le résultat étonne par l’expressivité des visages. L’ensemble de l’œuvre sera présenté sous forme d’installation-mosaïque, reflet de la diversité du territoire, à partir du 27 septembre.
Illustrations : à gauche, le nouveau logo, à droite, FaceDances.
Mosaïque, diversité : c’est le premier abord de cette nouvelle scène nationale que le site internet et les dessins chatoyants d'un jeune illustrateur du nom de Jean Jullien viendront mettre en valeur à partir du 6 septembre (date à marquer d'une pierre blanche !). Elle ne s’appelle plus l’Allan, évidemment… Vive donc MA Scène nationale ! MA comme Montbéliard Agglomération. Mais surtout « MA scène » en majuscule comme le déterminant possessif et la volonté d’une appropriation collective : que chacun puisse se sentir concerné par les projets et propositions de tous bords et de tous horizons.
Pour cela, MA Scène nationale a un premier atout dans sa manche : potentiellement, elle est « omnigénérationelle ». Les spectacles jeunes publics commencent à partir de 9 mois à l’Arche. Quant à la limite haute…
Une tranche d’âge cependant doit faire l’objet de toutes les attentions, les 16-25 ans, soit une période déterminante où les goûts, les habitudes et les destinées individuelles se cristallisent. On reparlera au cours de cette année 2011-2012 d’un « jury jeune » composé de 16-18 ans qui approfondira la (dense) programmation du mois de novembre jusqu’à décerner un prix au spectacle de son choix. A suivre également la résidence de Denis Conrod qui accompagnera un groupe de jeunes sur le thème du reportage.
Photo : Yannick Marzin
Une autre dimension chère à Yannick Marzin est la mise en valeur d’une Scène multi-sites / multi-pôles.
Puisqu’en pratique, les lieux d’intervention sont déjà répartis dans toute l’agglomération (voire dans toute l’Aire urbaine), la mention « hors les murs » apposée aux « escapades » des dernières saisons doit être dépassée. Le territoire dans son ensemble constitue le nouveau terrain de jeu. Les réseaux de partenaires existent en grande partie. Reste à donner une vraie touche participative à ce fonctionnement. C'est-à-dire que les acteurs (pas seulement culturels) concernés soient associés à l’ensemble des processus de projets. L’expérience montre qu’il faut du temps, de l’envie et de la confiance pour y parvenir.
« Multi-pôle » signifie également s’appuyer sur les savoir-faire des différentes composantes de MA Scène, croiser les compétences et tirer de ce mixage une créativité débordante. Les possibilités ouvertes par la rencontre entre le jeune public et les arts numériques, appuyée sur l’héritage de feu le CICV et Ars Numérica, apparaissent alors lumineuses.
Plus encore, MA Scène nationale semble dotée de la chaine complète des ressources nécessaires à la création artistique : du montage de projet à la diffusion en passant par la délicate phase des résidences.
Des filons artistiques féconds, des lieux de répétition, du personnel pour accompagner les artistes, autant de points forts qui ont décidés Yannick Marzin décide de renforcer l’investissement de MA Scène nationale auprès des créateurs, notamment les plus jeunes en voie de professionnalisation. Même si le vocabulaire business sonne étrangement dans le domaine culturel, il s’agit bien de faire de la formation professionnelle, d’être une pépinière de talents ! Si possible en attirant des jeunes pousses de toute l’Europe… Le Pôle « Jeune talents européens » devrait faire partie du projet artistique de la structure en cours de rédaction.

Illustration : visuel de la plaquette automne-hiver, (dessins : Jean Jullien).
Reste que la partie la plus visible de l’activité de la Scène sera sa programmation. Ici, deux innovations à signaler :
L’année est coupée en deux. Comme dans la haute-couture, il y aura une plaquette automne-hiver, et une autre Printemps-été.
Ensuite, la volonté de créer l’évènement tout au long de l’année est perceptible avec des sortes de mini-festivals présentés comme des « temps forts ». Les 3 jours de l’ouverture de saison prendront les couleurs du flamenco, suivis par des dégustations autour de l’art culinaire en novembre, les coulisses de l’orchestre Besançon-Montbéliard, et ainsi de suite…
En résumé, MA Scène Nationale se veut une caisse de résonnance entre les artistes, les publics, les lieux de création qui entreraient en vibration commune et dont l’écho serait démultiplié au point d’être audible bien au-delà de nos frontières.
En savoir plus : www.mascenenationale.com (à partir du 6 sept. 2011)
Pratique : les tarifs et abonnements sont simplifiés. Le pass 10 places (non nominatif) à 75 € + 1place offerte / pass 5 place à 37,5 €. Sinon 4 catégories de spectacles entre 1 € et 17,5 €.
Article publié le 22/08/2011
Un nouveau visage
Dans ses vies antérieures, Yannick Marzin a beaucoup travaillé avec les milieux artistiques anglais. Il en a rapporté la notion de direction « exécutive » accolée à celle « artistique », et une première idée, vue comme une façon de donner un visage au Pays de Montbéliard : FaceDances. Le concept imaginé par Jonathan Stone, artiste londonien de son état, consiste à filmer des portraits d’habitants anonymes en train d’écouter leur musique préférée. Le résultat étonne par l’expressivité des visages. L’ensemble de l’œuvre sera présenté sous forme d’installation-mosaïque, reflet de la diversité du territoire, à partir du 27 septembre.
Mosaïque, diversité : c’est le premier abord de cette nouvelle scène nationale que le site internet et des illustrations chatoyantes viendront mettre en valeur dès septembre. Elle ne s’appele donc plus l’Allan, évidemment… Vive donc MA Scène nationale ! MA comme Montbéliard Agglomération. Mais surtout « MA scène » en majuscule comme le déterminant possessif et la volonté d’une appropriation collective : que chacun puisse se sentir concerné par les projets et propositions de tous bords et de tous horizons.
Intergénérationel
Pour cela, MA Scène nationale a un premier atout dans sa manche : potentiellement, elle est « omnigénérationelle ». Les spectacles jeunes publics commencent à partir de 9 mois à l’Arche. Quant à la limite haute…
Une tranche d’âge cependant doit faire l’objet de toutes les attentions, les 16-25 ans, soit une période déterminante où les goûts, les habitudes et les destinées individuelles se cristallisent. On reparlera au cours de cette année 2011-2012 d’un « jury jeune » composé de 16-18 ans qui approfondira la (dense) programmation du mois de novembre jusqu’à décerner un prix au spectacle de son choix. A suivre également la résidence de Denis Conrod qui accompagnera un groupe de jeunes sur le thème du reportage.
Multi-sites / multi-pôles
Une autre dimension chère à Yannick Marzin est la mise en valeur d’une Scène multi-sites / multi-pôles.
Puisqu’en pratique, les lieux d’intervention sont déjà répartis dans toute l’agglomération (voire dans toute l’Aire urbaine), la mention « hors les murs » apposée aux « escapades » des dernières saisons doit être dépassée. Le territoire dans son ensemble constitue le nouveau terrain de jeu. Les réseaux de partenaires existent en grande partie. Reste à donner une vraie touche participative à ce fonctionnement. C'est-à-dire que les acteurs (pas seulement culturels) concernés soient associés à l’ensemble des processus de projets. L’expérience montre qu’il faut du temps, de l’envie et de la confiance pour y parvenir.
« Multi-pôle » signifie également s’appuyer sur les savoir-faire des différentes composantes de MA Scène, croiser les compétences et tirer de ce mixage une créativité débordante. Les possibilités ouvertes par la rencontre entre le jeune public et les arts numériques, appuyée sur l’héritage de feu le CICV et Ars Numérica, apparaissent alors lumineuses.
Un lieu ressource pour les pros
Plus encore, MA Scène nationale semble dotée de la chaine complète des ressources nécessaires à la création artistique : du montage de projet à la diffusion en passant par la délicate phase des résidences.
Des filons artistiques féconds, des lieux de répétition, du personnel pour accompagner les artistes, autant de points forts qui ont décidés Yannick Marzin décide de renforcer l’investissement de MA Scène nationale auprès des créateurs, notamment les plus jeunes en voie de professionnalisation. Même si le vocabulaire business sonne étrangement dans le domaine culturel, il s’agit bien de faire de la formation professionnelle, d’être une pépinière de talents ! Si possible en attirant des jeunes pousses de toute l’Europe… Le Pôle « Jeune talents européens » devrait faire partie du projet artistique de la structure en cours de rédaction.
Une prog. rythmée
Reste que la partie la plus visible de l’activité de la Scène sera sa programmation. Ici, 2 innovations à signaler :
L’année est coupée en 2. Comme dans la haute-couture, il y aura une plaquette automne-hiver, et une autre Printemps-été.
Ensuite, la volonté de créer l’évènement tout au long de l’année est perceptible avec des sortes de mini-festivals présentés comme des « temps forts ». Les 3 jours de l’ouverture de saison prendront les couleurs du flamenco, suivis par des dégustations autour de l’art culinaire en novembre, les coulisses de l’orchestre Besançon-Montbéliard, et ainsi de suite…
En résumé, MA Scène Nationale se veut une caisse de résonnance entre les artistes, les publics, les lieux de création qui entreraient en vibration commune et dontUn nouveau visage
Dans ses vies antérieures, Yannick Marzin a beaucoup travaillé avec les milieux artistiques anglais. Il en a rapporté la notion de direction « exécutive » accolée à celle « artistique », et une première idée, vue comme une façon de donner un visage au Pays de Montbéliard : FaceDances. Le concept imaginé par Jonathan Stone, artiste londonien de son état, consiste à filmer des portraits d’habitants anonymes en train d’écouter leur musique préférée. Le résultat étonne par l’expressivité des visages. L’ensemble de l’œuvre sera présenté sous forme d’installation-mosaïque, reflet de la diversité du territoire, à partir du 27 septembre.
Mosaïque, diversité : c’est le premier abord de cette nouvelle scène nationale que le site internet et des illustrations chatoyantes viendront mettre en valeur dès septembre. Elle ne s’appele donc plus l’Allan, évidemment… Vive donc MA Scène nationale ! MA comme Montbéliard Agglomération. Mais surtout « MA scène » en majuscule comme le déterminant possessif et la volonté d’une appropriation collective : que chacun puisse se sentir concerné par les projets et propositions de tous bords et de tous horizons.
Intergénérationel
Pour cela, MA Scène nationale a un premier atout dans sa manche : potentiellement, elle est « omnigénérationelle ». Les spectacles jeunes publics commencent à partir de 9 mois à l’Arche. Quant à la limite haute…
Une tranche d’âge cependant doit faire l’objet de toutes les attentions, les 16-25 ans, soit une période déterminante où les goûts, les habitudes et les destinées individuelles se cristallisent. On reparlera au cours de cette année 2011-2012 d’un « jury jeune » composé de 16-18 ans qui approfondira la (dense) programmation du mois de novembre jusqu’à décerner un prix au spectacle de son choix. A suivre également la résidence de Denis Conrod qui accompagnera un groupe de jeunes sur le thème du reportage.
Multi-sites / multi-pôles
Une autre dimension chère à Yannick Marzin est la mise en valeur d’une Scène multi-sites / multi-pôles.
Puisqu’en pratique, les lieux d’intervention sont déjà répartis dans toute l’agglomération (voire dans toute l’Aire urbaine), la mention « hors les murs » apposée aux « escapades » des dernières saisons doit être dépassée. Le territoire dans son ensemble constitue le nouveau terrain de jeu. Les réseaux de partenaires existent en grande partie. Reste à donner une vraie touche participative à ce fonctionnement. C'est-à-dire que les acteurs (pas seulement culturels) concernés soient associés à l’ensemble des processus de projets. L’expérience montre qu’il faut du temps, de l’envie et de la confiance pour y parvenir.
« Multi-pôle » signifie également s’appuyer sur les savoir-faire des différentes composantes de MA Scène, croiser les compétences et tirer de ce mixage une créativité débordante. Les possibilités ouvertes par la rencontre entre le jeune public et les arts numériques, appuyée sur l’héritage de feu le CICV et Ars Numérica, apparaissent alors lumineuses.
Un lieu ressource pour les pros
Plus encore, MA Scène nationale semble dotée de la chaine complète des ressources nécessaires à la création artistique : du montage de projet à la diffusion en passant par la délicate phase des résidences.
Des filons artistiques féconds, des lieux de répétition, du personnel pour accompagner les artistes, autant de points forts qui ont décidés Yannick Marzin décide de renforcer l’investissement de MA Scène nationale auprès des créateurs, notamment les plus jeunes en voie de professionnalisation. Même si le vocabulaire business sonne étrangement dans le domaine culturel, il s’agit bien de faire de la formation professionnelle, d’être une pépinière de talents ! Si possible en attirant des jeunes pousses de toute l’Europe… Le Pôle « Jeune talents européens » devrait faire partie du projet artistique de la structure en cours de rédaction.
Une prog. rythmée
Reste que la partie la plus visible de l’activité de la Scène sera sa programmation. Ici, 2 innovations à signaler :
L’année est coupée en 2. Comme dans la haute-couture, il y aura une plaquette automne-hiver, et une autre Printemps-été.
Ensuite, la volonté de créer l’évènement tout au long de l’année est perceptible avec des sortes de mini-festivals présentés comme des « temps forts ». Les 3 jours de l’ouverture de saison prendront les couleurs du flamenco, suivis par des dégustations autour de l’art culinaire en novembre, les coulisses de l’orchestre Besançon-Montbéliard, et ainsi de suite…
En résumé, MA Scène Nationale se veut une caisse de résonnance entre les artistes, les publics, les lieux de création qui entreraient en vibration commune et dont l’écho serait démultiplié au point d’être audible bien au-delà de nos frontières.
l’écho serait démultiplié au point d’être audible bien au-delà de nos frontières.
La volonté de construire une scène nationale comme une sorte de caisse de résonnance entre des pôles complémentaires. Des savoir-faire, des lieux, des identités. Des mélanges à proposer aux créateurs. Infusion. Faire de la complexité des territoires une ressource
Faire vibrer tout cela ensemble afin d’en démultiplier l’écho ici et ailleurs.