Les Eurockéennes : de la musique et des hommes

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Les Eurockéennes : de la musique et des hommes


Faites le compte à la fin d’un week-end d’Eurockéennes : vous avez vu x concerts, parcourus x kilomètres en long, en large et en travers, subi x averses… mais aussi croisé de nombreuses connaissances et partagé l’aventure avec de fidèles amis, accompagnés parfois de toute leur famille ! Les Eurockéennes, vecteur de lien social ? Assurément…

 

Un seul coup d’œil en direction de la montée de la grande scène (photo ci-dessous) permet de donner le ton : venir aux Eurocks, c’est avant tout prendre un sérieux bain de foule, en vivant un moment commun de ferveur musicale avec ses congénères. Exit l’isolement et la solitude, vive la communion et la sensation revigorante (pour les non agoraphobes) de faire partie du genre humain !

On vient rarement seul aux Eurocks : il n’y a qu’à voir les bandes de potes défiler main dans la main et à la queue leu leu durant les concerts, ou les cercles d’amis assis dans l’herbe, pour comprendre qu’il s’agit d’un moment festif d’échanges.

Sans compter les personnes que l’on attend (avec le portable vissé à l’oreille en hurlant « Mais, t’es où ???? Lève le bras ! Balance ton chapeau ! »), celles que l’on croise par hasard (« Salut, ça va ? Qu’est-ce tu deviens ? »), celles que l’on aurait peut-être préféré ne pas retrouver là (« Bonjour Monsieur le Directeur, une bière ? ») et celles qu’il faudrait carrément pouvoir éviter (un gars complètement ivre qui veut absolument faire ami-ami avec vous en agitant dangereusement son verre de bière).

La première venue aux Eurockéennes est comme une sorte de baptême pour les ados encore souvent accompagnés de papa-maman (phénomène particulièrement manifeste cette année au concert de Mika), puis un rite initiatique pour les « grands enfants » débarrassés de leur chaperon.

Pour les locaux, les bienfaits en termes de relationnel sont donc indéniables tant le festival est ancré sur le territoire. C’est sûrement cela aussi qui donne à la manifestation sa bonne humeur avec, chaque année, l’impression de revenir dans un lieu familier, un peu comme dans une résidence secondaire dans laquelle on aurait ses habitudes.

En définitive, après les anniversaires, les mariages et les inévitables enterrements, le week-end des Eurockéennes est l’un des moments privilégiés où il fait bon passer un moment entre amis, connaissances ou autres anciens collègues de promo ou de travail.

Rendez-vous donc pour l’édition 2011 ! Pour écouter de la bonne musique bien sûr, mais aussi pour discuter de la vie, de l’amour et des vaches (eh oui, pourquoi pas ? A condition qu’elles soient montbéliarde).

Article publié le 07/07/10

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