Retour sur les Eurockéennes 2010

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Retour sur les Eurockéennes 2010


Le festival est terminé. Perdureront les souvenirs et les bonnes surprises musicales. Pour clore l’immuable cycle annuel des Eurockéennes, Atmosph’@ire revient sur quelques points marquants.

 

 

COTE MUSIQUE

Il est délicat de se prononcer ici, les goûts et les couleurs étant à la discrétion de chacun. Et puis les journalistes ne peuvent se démultiplier pour assister à tous les concerts. Restent néanmoins quelques concerts vraiment « saillants » :

 

Airbourne : le groupe était annoncé l’année dernière mais cela valait le coup d’attendre encore un an, ne serait-ce que pour voir ce dingue de Joel O’Keefe grimper à 20 mètres de haut dans les superstructures de la Grande scène pour jouer un petit solo de guitare… Le service sécurité a dû blêmir quelques minutes !

 

Jay-Z : le plus gros cachet de toute l’histoire des Eurockéennes a tenu son rang avec un gros show et une classe, une sobriété que devrait lui envier Kanye West (cf son concert au même endroit l’année dernière).

 

Omar Souleyman : l’ovni absolu. Imaginez une sorte de Cheikh impassible tout droit sorti du désert syrien qui chante en arabe accompagné d’un luth, instrument traditionnel, le tout sur fond de boîte à rythmes électro et synthé. Incroyable : le public suit enthousiaste !

 

 

 

Mika : Avec son allure d’adolescent attardé, il chante sur tous les tons. Ses gesticulations débridées détonnent. Les décors sont somptueux. Le public (très rajeuni) connaît tous les refrains. Et l’énergie passe dans un sens comme dans l’autre. Revigorant !

 

Coups de cœur complémentaires :

- Massive Attack : planant, inspiré ;
- Emilie Simon et sa reprise des « Fleurs de saison » seule, à la guitare, au milieu d’un set très électro ;
- Chroméo pour son ineffable chanteur québécois assez proche de l’idée que l’on se ferait d’un italien frimeur ;
- The Wankin’ Noodles, surprenant de conviction et de charisme ;
- LCD Sound System : ça dansait jusque très loin dans les rangs au fond du Chapiteau, un signe qui ne trompe pas.

Photo ci-dessous : Massive Attack

 

Les créations

 

Les 2 créations proposées par les Eurocks ont eu chacune leur petit succès avec d'un côté les répertoires pop de Sophie Hunger, Piers Facchini, Peter Watson réarrangés avec un orchestre composé d'amateurs locaux ; de l'autre Hindi Zahra partie à la rencontre d'El Tambura, un groupe de musique traditionnelle égyptienne (photo ci-dessous).

 

 

Les bofs…

- Les BB Brunes qui ne souffraient pas la comparaison, une année plus tôt, sur la même scène, à la même heure, avec les Wampas ;
- Kasabian, un peu monotone ;
- Charlotte Gainsbourg qui choisit bien ses musiciens mais c'est tout ;
- la qualité du son, l’omniprésence des bases rythmiques, surtout sous le Chapiteau, aux dépends des mélodies et des voix, notamment féminines (Emilie Simon, Charlotte Gainsbourg). Quel dommage !

…et le bide

Missy Elliot qui restera dans les annales du festival comme un raté magistral.

 

LES BONS POINTS DE L'ANNEE

L’accès à la scène Plage

C’est une très bonne idée qu’a eu le Conseil général, propriétaire du site, pour faciliter les mouvements de foule. La haie et les escaliers qui séparaient la plage des surfaces enherbées ont été tout simplement supprimés si bien que les festivaliers peuvent accéder au sable sur toute la longueur de l’espace public.

 
A bien y regarder, la Grande scène avait un peu changé de tête même si on ne peut pas dire que cela ait modifié grand-chose pour les concerts (Photos ci-dessous : la Grande Scène avant et après).

 
Mais qu’est-il arrivé aux écrans des 2 côtés de la scène du Chapiteau ? Tout semblait en place pour les recevoir mais ils ne sont jamais arrivés...

Photo ci-contre : le trou laissé par l'absence d'écrans de la scène du Chapiteau

 

Les Eurocks solidaires

 

Un certain nombres d’initiatives couvrant en vrac l’environnement, le handicap et l’insertion – certaines déjà existantes ou approfondies, d’autres complètement nouvelles – ont été regroupées dans le programme « Eurocks Solidaires ». Il permet d’affirmer haut et fort les valeurs du festival qui, au-delà de la fête et de la musique, entend défendre une certaine conception solidaire et citoyenne du monde (en savoir plus).

 
80 000 personnes sur le week-end
, soit 5 à 7 000 festivaliers en moins par jour par rapport aux 2 précédentes éditions. Ce n’est sans doute pas profitable pour les finances du festival mais cela faisait beaucoup plus de place pour ceux qui étaient là : une foule moins dense, un accès aux concerts grandement facilités, des files d’attente réduites pour manger, faire pipi… On a beaucoup moins joué des coudes cette année et c’était appréciable.

 

Fardé(e)s

Au détour de la grande scène, une horde de créatures étranges, largement fardées avec des touffes de raphia sur la tête, déambulent. Elles tiennent dans leurs mains des pinceaux et sont équipées, autour de la taille, d'une large palette de couleurs. Très vite, on comprend qu'il s'agit de maquilleuses qui agrémentent, gratuitement, les épidermes de tous les volontaires. Et le succès est manifeste : bon nombre de festivaliers regardent, émerveillés, les artistes en pleine action en attendant leur tour. Le résultat, sur les hommes comme sur les femmes, est garanti !

 

L’espace presse

Pour la plupart d’entre vous, vous n’y accèderez jamais, mais l’espace presse a été déplacé et ouvert sur les étangs au lieu d’être confiné sous une tente surchauffée, et ça change tout, notamment pour le décor magnifique des conférences de presse.

Photo : conférence de presse de bilan le dimanche devant les étangs du Malsaucy

 
Le babyfoot le plus long du monde
dans la tente d’une célèbre marque de bière à la téquila : comptez jusqu’à une vingtaine de joueurs de chaque côté et 4 ou 5 balles en circulation. Fun !

Article publié le 06/07/2010

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