










Photo (Fréderic Bellay) : raccordement de la LGV à la voie classique au niveau de Petit-Croix
Pour mémoire, le projet de LGV Rhin-Rhône comprend 3 branches : Est, Ouest et Sud, formant une étoile ferroviaire qui permettra à terme une connexion optimale du grand Est à l’ensemble du réseau français et européen.
La branche Est, qui doit relier Mulhouse à Dijon, via Belfort-Montbéliard et Besançon sur une longueur totale de 190 km, a été reconnue comme prioritaire, en particulier du fait de sa double fonctionnalité Nord-Sud et Est-Ouest. Une première tranche de travaux, entre Villers-les-Pots (21) et Petit-Croix dans le Territoire de Belfort (140 km) a ainsi débuté en 2006 et doit s’achever en décembre 2011.

Pour finaliser la branche Est à ses deux extrémités, à l’Ouest entre Genlis et Villers-les-Pots sur 15 km et à l’Est, entre Petit-Croix (90) et Lutterbach (68) sur 35 km, reste une seconde phase de travaux à mener.
Dans les trois départements concernés par cette seconde tranche (21, 90, 68), un certain nombre d’études ont été lancées, dont le montant total s’élève à 66 M€. Elles comprennent d’une part l’achèvement des études de projets (compléments topographiques, études hydrauliques, diagnostics archéologiques et fouilles, …) et, d’autre part, les acquisitions foncières.
Cette étape doit être finalisée avant le 25 janvier 2012, date limite de la déclaration d’utilité publique.
Côté travaux, le coût total des deux tronçons est estimé à près de 900 M € selon l’avant-projet de Schéma National des Infrastructures de Transports (SRIT), en cours d’élaboration. Le plan de financement n’est pas encore arrêté et, dans le meilleur des cas, les travaux seraient achevés en 2016, dans le cas d’un démarrage dès 2012.
Selon Réseau Ferré de France (RFF), la réalisation de cette seconde tranche ne nécessitera pas de constructions aussi spectaculaires que le viaduc de la Savoureuse, mais comportera toutefois quelques ouvrages très intéressants et de belles dimensions. Dans l’Aire urbaine notamment, il faudra franchir 4 cours d’eau : l’Autruche et la Madeleine à Fontenelle-Petit-Croix, le Margrabant et le Saint-Nicolas au droit de Fontaine-Larivière (90).
Pour l’anecdote, à Lutterbach, où s’effectuera le raccordement de l’extrémité Est de cette seconde tranche avec réseau existant (Mulhouse-Strasbourg), RFF devra également procéder à l’inversion du sens de circulation puisque les trains roulent à droite en Alsace, héritage de la période allemande de 1870 à 1918.
Enfin, n’oublions pas les deux branches restantes de la LGV Rhin-Rhône (Sud et Ouest), inscrites au SRIT en cours d’adoption, en tant que projets ferroviaires à lancer avant 2020 et dont le budget global est estimé à plus de 5 milliards d’€ (2,3 pour la branche Ouest et 3,2 pour la branche Sud).
La grande vitesse n’a donc pas fini de mobiliser les élus de l’Aire urbaine et du grand Est.
Article publié le 23/11/2010