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Glossaire didacTIC

Quelques définitions pour comprendre le jargon technique du haut débit...

Par ordre alphabetique.

En gras : les mots définis ailleurs dans le glossaire


ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line)

C’est la technologie DSL la plus répandue pour accéder au haut débit. Elle établit des connexions internet sur le réseau téléphonique en cuivre appartenant à France Télécom. Le débit disponible pour l’usager à un instant "t" dépend principalement de l’affaiblissement de sa ligne et du niveau de charge du réseau puisque la bande passante est partagée jusqu'au NRA.

Le débit descendant (réception) est supérieur au débit montant (envoi), sans garantie de débit minimum.

L’ADSL est souvent confondue avec la notion de haut débit. L’ADSL est une technologies parmi d’autres (WifiMax, satellite,...) utilisées pour accéder au haut débit.


Affaiblissement (théorique)

Les caractéristiques physiques des matériaux constituant les réseaux de télécommunication (cuivre, fibre optique) entrainent une atténuation et une dégradation progressives des signaux qu’ils transportent en fonction de la distance.

La notion d’affaiblissement est calculée en décibel, abrégé en « dB ».

L’affaiblissement « théorique » d’une ligne est estimé (mais ne peut pas être chiffré dans l’absolu) à partir de la longueur et du calibre des câbles.

L’affaiblissement concerne particulièrement les lignes cuivre du réseau téléphonique et la technologie DSL : la qualité et la quantité des signaux transportables diminuent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du NRA pour devenir très médiocre au-delà de 6 ou 7 km. L’affaiblissement sur la fibre optique existe également mais dans une proportion négligeable à l’échelle de la dizaine de kilomètres.


Alliance Connectic (AC)

Alliance Connectic est la société ad hoc, dont les actionnaires sont Eiffage et SFR Collectivités, créée en mars 2008 à seule fin d'être délégataire de la BLHD, c'est-à-dire de construire et d'exploiter commercialement les infrastructures établies dans le cadre de la délégation de service public de la BLHD, sous l'autorité délégante du SMAU.

Site internet : www.allianceconnectic.fr


AMII (Appel à Manifestation d'Intention d'Investissement)

En 2010, dans le cadre du Programme National du Très Haut Débit, les grands opérateurs ont été appelés à se positionner sur des "zones moyennement denses" (ZMD). Dans ces zones, ils s'engagent à déployer le FTTh d'ici 2020 sans aides publiques directes.

Ces ZMD sont ainsi en principe exclues du champs d'intervention des collectivités territoriales en matière de FTTh et prises en compte comme telles dans les SDTAN.

Dans le cas de l'Aire urbaine, les ZMD correspondent au périmètre des 2 communautés d'agglomération de Belfort et du Pays de Montbéliard.


ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes)

Autorité administrative indépendante dont la mission est, entre autres, de réguler le secteur des télécommunications et les relations entre les intervenants du secteur en préservant une concurrence "loyale et effective".

Tout en multipliant les concertations, elle définit les obligations des acteurs du secteur dans le cadre légal, surveille les mécanismes mis en place, peut sanctionner les contrevenants, et accessoirement attribue les fréquences sur les technologies de l'internet mobile (GSM, Wifi, ...).

En savoir plus : www.arcep.fr


Autorité délégante

Une délégation de service public fait intervenir un délégataire et une autorité délégante dont le rôle est de contrôler que le service public délégué est correctement rendu en fonction des objectifs fixés au départ.

Dans le cas de la BLHD, l'autorité délégante est le SMAU, le délégataire est Alliance Connectic.


Bande passante

Quantité maximale de débit que peut véhiculer un canal de télécommunication.


BLHD (Boucle Locale Haut Débit Aire urbaine)

La BLHD est le nom usuel de la délégation de service public initiée par le SMAU et confiée à la société Alliance Connectic pour l’établissement et l’exploitation d’infrastructures numériques dans l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.


BS (stations de base)

Les abonnés à la technologie WifiMax se raccordent à internet grâce à une cinquantaine d'antennes WifiMax installées dans les zones blanches ADSL sur des points hauts (chateau d'eau, clochers, pylône...) : on les appelle "BS" pour "Base Station" en anglais.

Chacune de ces BS a une portée théorique de 6 km et compte jusqu'à 100 abonnés.


Câble

Le câble est une technologie assez peu répandue en France (confinée localement au coeur des agglomérations de Belfort et du Pays de Montbéliard) destinée intialement à un service de télévision. Des travaux conséquents d' "upgrade" (modernisation) des réseaux permettent d'amener la fibre optique jusqu'à quelques dizaines de mètres des prises finales et la technologie des câbles cuivre coaxiaux offrent des performances d'accès à internet potentiellement assimilables à du très haut débit.


dB (Décibel)

Unité de mesure utilisée, dans le cas des réseaux numériques, pour définir l'affaiblissement des câbles.

Par extension, le niveau de décibels permet d'évaluer le débit disponible pour l'usager (quoiqu'il n'y ait pas d'équivalence absolue). Plus le niveau de décibel est bas, meilleurs sont les débits. Par exemple, sur l'ADSL, le seuil des 2 Mbps descendants correspond environ à 58 dB.


Débit

En matière numérique, le débit correspond à la quantité d’information échangeable sur une liaison informatique en un temps donné. Il est généralement calculé en mégabits par seconde (Mbps).

Pour internet, on distingue le débit montant du débit descendant qui peuvent être différents selon les technologies.

L’objectif de la BLHD est d’assurer au moins 2 Mbps descendants sur tout le territoire. Le WifiMax offre jusqu’à 6 Mbps, et 18 Mbps en version MiMo. L’ADSL propose des débits très variables en fonction de l’affaiblissement de la ligne (de quelques centièmes de Mbps à environ 30 Mbps) et la fibre optique a une capacité quasi-illimitée (record du monde 2011 : 100 000 000 Mbps = 100 térabits/seconde) mais pour les particuliers, elle est généralement proposée à 50 ou 100 Mbps.


Débit crête

Les débits crêtes sont les débits maximaux que l'on obtient dans les conditions optimales de la technologie concernée.

D'une part, ces débits crêtes peuvent être inférieurs aux débits nominaux (ou théoriques) affichés dans les offres commerciales des FAI - cet aspect étant peu règlementé en France.

D'autre part, hormis dans les offres professionnelles, les débits peuvent varier fortement dans le temps en fonction notamment de la charge du réseau. Il n'y a jamais de garantie de débit minimal dans les offres grands publics, quelle que soit la technologie (fibre optique, ADSL, WifiMax, satellite).


Débit montant / descendant / symétrique / asymétrique

Le débit montant correspond aux données envoyées par l’abonné, le débit descendant aux données reçues. Le débit est dit symétrique quand les débits descendants et montants sont équivalents (c’est le cas du WifiMax ou de la fibre optique) et asymétriques quand le débit descendant est supérieur à celui montant (le cas de l’ADSL).


Dégroupage

Opération technique qui consiste, pour un opérateur alternatif, à installer un DSLAM au niveau du NRA. Cet équipement envoie les signaux ADSL dans le réseau téléphonique de l’opérateur historique et permet aux abonnés d’avoir le choix entre plusieurs FAI. D’autre part, la loi interdit à France Télécom de proposer du triple play en l’absence de dégroupage. Le dégroupage a donc pour effet d’augmenter la concurrence, de faire baisser les prix des abonnements et d’étendre la gamme de services.

En revanche, le dégroupage n’augmente pas automatiquement les débits pour l’usager même si les DSLAM récents sont plus puissants que ceux de première génération.


Délégataire (ou concessionnaire)

Dans une délégation de service public, le délégataire est la structure publique ou privée à qui l'autorité délégante confie la gestion d'un service public dont elle a la compétence.

Dans le cas de la BLHD, il s'agit d'Alliance Connectic.


Dématérialisation

Démarche globale conduisant à supprimer le support papier lors de toute transmission d'information, notamment dans les procédures administratives, et d'exploiter à la place les nouvelles possibilités offertes par la puissance et la souplesse des outils numériques.


Dorsale régionale

Le diagnostic établi dans le cadre de la SCoRAN (stratégie numérique régionale) de Franche-Comté montre que la Région est bien desservie par différentes infrastructures numériques interrégionales (par exemple le long de l'autoroute ou des voies ferrées) mais que les tarifs d'accès et de transport de données sur ces infrastructures sont prohibitifs, nuisant à la compétitivité du territoire.

Une "dorsale" en fibre optique de Lyon à Strasbourg en passant par la vallée du Doubs a donc été mis en place sous forme d'IRU via l'opérateur NéoTélécom avec le soutien de la Région. La dorsale permet de proposer des tarifs régulés et d'augmenter la concurrence, réduisant in fine le coût des télécommunications pour les acteurs des territoires.


DSL (Digital Suscriber Line)

Technologie popularisée en France à la fin des années 90 qui fonctionne sur le réseau téléphonique et permet, en parallèle du téléphone, d'établir des connexions internet haut débit. Les débits peuvent aller jusqu’à 30, voire 40 Mpbs descendants à proximité des NRA grâce à des technologies comme le VDSL 2.

La principale limite du DSL est l’affaiblissement de plus en plus prononcé des signaux DSL au fur et mesure que l’on s’éloigne du NRA. Au-delà de 5000 mètres, les débits disponibles pour les usagers chutent dramatiquement, ce qui explique l’existence de zones blanches DSL.


DSLAM

Situé au niveau du NRA, c’est le principal équipement électronique utilisé pour transformer une ligne téléphonique classique en ligne DSL, permettant l'accès à Internet et au haut débit. Le DSLAM est une sorte de multiplexeur qui regroupent plusieurs centaines à millier de lignes DSL sur un seul support cuivre, qui achemine les données en provenance et à destination des abonnés.

En général, les grands FAI installent chacun leur propre DSLAM au NRA mais ils peuvent aussi « louer »  des paquets de lignes à un opérateur tiers comme c’est le cas dans les RIP : le délégataire commercialise ses DSLAM auprès de tout FAI qui souhaite devenir client de la délégation.


DSP (Délégation de service public)

Contrat par lequel une personne morale de droit public (ex : une collectivité locale), en tant qu'autorité délégante, confie la gestion d'un service public dont elle a la compétence, à un délégataire (qui peut être privé ou public) par opposition à une gestion directe (régie). La rémunération du délégataire dépend principalement de l'exploitation du service délégué mais peut être complétée par une subvention publique.

Dans le cas de la BLHD, le SMAU est l'autorité délégante et Alliance Connectic le délégataire. Le service délégué concerne la construction et l'exploitation d'une infrastructure de télécommunications appelé communément la boucle locale haut débit.


FAI (Fournisseur d’Accès Internet)

Désigne tout opérateur qui offre un service de télécommunications lié à internet.

En particulier 4 FAI grand public dominent le marché : Orange, SFR, Bouygues et Free. Mais il existe une myriade de FAI moins connus et parfois spécialisés sur une technologie (Numéricâble pour le câble, Ozone pour le WifiMax) ou sur un secteur de marché (Trinaps, RMI ADISTA pour les entreprises).


FH (Faisceau Hertzien)

Pour les technologies hertziennes (et notamment pour le WifiMax), il y a 2 façons de connecter les antennes aux réseaux de collecte : soit raccorder directement les pylônes et autres points hauts à la fibre optique (on parle alors de puits fibre optique), soit les alimenter par des faisceaux hertziens qui eux-mêmes, parfois après plusieurs rebonds, iront aboutir à un puits fibre. Un faisceau hertzien est donc un canal virtuel constitué d'ondes entre 2 points hauts.


FTTx (Fiber To The x)

Consiste à amener la fibre optique au plus près de l'utilisateur, afin d'augmenter la qualité de service (en particulier le débit) dont celui-ci pourra bénéficier.

La technologie FTTx se divise en plusieurs catégories en fonction des usages prévus :
- FTTh : Fiber To The home (fibre jusqu’au domicile),
- FTTb: Fiber To The building (fibre jusqu’à l’immeuble),
- FTTo : Fiber To The office (fibre jusqu’à l’entreprise)
- Etc.


Fibre optique

Support de transmission très fin (diamètre d’un cheveu) constitué de silice ou de plastique revêtu d’une protection qui permet de transporter des données numériques par signaux lumineux avec de gigantesques capacités de débit et un affaiblissement négligeable.

Plusieurs dizaines de paires de fibres (souvent 144) sont associées dans un seul câble, lui-même généralement « soufflé » dans un fourreau sous voirie.


Fracture(s) numérique(s)

Expression générique qui recouvre en réalité 2 formes de discrimination distinctes :

- l'éligibilité versus la non-éligibilité au haut et très haut débit en raison des limites techniques des technologies d'accès à internet (voir zones blanches)

- les compétences acquises ou non permettant d'utiliser les outils informatiques qui se sont pourtant déployés dans tous les domaines de la vie quotidienne et professionnelle. Cet aspect est avant tout un problème de formation des individus, agravé éventuellement par des problèmes matériels d'accès aux équipements et connexions informatiques.


GIX (Global Internet eXchange)

Lieu physique de niveau national et international où les prestataires de réseaux (FAI) échangent leurs flux de données, permettant par exemple à un internaute de l'Aire urbaine d'accéder à un contenu herbergé sur une autre partie du réseau et/ou dans un autre pays.

Les GIX sont généralement situés dans les grandes métropoles. Les flux franc-comtois sont ainsi rapatriés vers Paris (TH2), Lyon ou Strasbourg.


Haut et Très Haut Débit (HD / THD)

Il n’y a pas de définition définitive de la notion de haut débit qui correspond à un accès internet avec un débit confortable. Dans le cas de la BLHD, le plancher est établi à 2 Mbps descendants.

Même flou pour le « très haut débit » que l’on peut faire commencer aux limites hautes des capacités de l’ADSL (environ 30 Mbps) de façon que le THD corresponde à un vrai saut technologique.


Internet mobile (GSM, 3G, 4G,...)

Les technologies mobiles permettent d'accèder à internet via des terminaux récepteurs (smartphone, clés 3G ou 4G) utilisant les fréquences auparavant consacrées uniquement à la téléphonie mobile (en France notamment 900 MHz, 1800 MHz, 2600 MHz). Le progrès technique et l'apparition de nouvelles normes de compression (4G) permettent d'atteindre dans des conditions optimales des débits de plusieurs dizaines de Mbps (très haut débit mobile).


IP (Internet Protocol)

Famille de protocoles sur internet indispensables pour organiser les échanges de données, et qui permet notamment d'adresser chaque terminal connecté.


IRU

Acronyme signifiant "droit irrévocable d'usage" en français.

Cette forme de contrat très usitée dans le monde des télécoms correspond à une location (très) longue durée payée à la signature du contrat et qui permet à un opérateur de disposer d'une infrastructure ou d'une capacité de bande passante pour une période déterminée.

La BLHD  a utilisé de nombreux bouts de réseaux déjà existants sous forme d'IRU.


LAN to LAN

Un LAN (local Aera Network) est un réseau local généralement organisé au niveau d'une entreprise. Les offres de service LAN to LAN permettent d'interconnecter en très haut débit plusieurs sites, aboutissant ainsi à étendre virtuellement le réseau local.


Latence

Voir "ping"


Mbps ou Mb/s ou Mbit/s (Mégabits par seconde)

Unité de vitesse de transmission des débits internet.


MiMo

Evolution de la technologie WifiMax qui permet théoriquement d'aller jusqu'à 18 Mbps descendants pour l'abonné.

Le WifiMax MiMo n'est pas commercialisé à ce jour dans l'Aire urbaine.


Multiplexage

Opération consistant à faire passer plusieurs flux d'information distincts sur un seul support de transmission par différents procédés techniques (répartition dans le temps, par fréquence ou par code).

Dans le cas du réseau téléphonique, le démultiplexage est un préalable pour pouvoir rendre les lignes éligibles aux technologies DSL.


NRA (Nœud de Raccordement des Abonnés)

Le NRA ou répartiteur téléphonique est le lieu situé dans le central téléphonique où se font toutes les connexions entre les grandes infrastructures de transport (généralement en fibre optique et appartenant à chaque opérateur présent) et le réseau téléphonique local appartenant à France Télécom et desservant les clients.

Le NRA est donc le lieu où s’effectue le dégroupage par les opérateurs ADSL via l’installation d’un DSLAM.

Les 36 NRA de l’Aire urbaine raccordent selon les cas de moins de 1000 à plus de 13 000 lignes.


NRA-ZO, NRA-MED et NRA-PRM

Le NRA-ZO (pour NRA Zone d'Ombre) est l'ancêtre du NRA-PRM (NRA - Point de Raccordement Mutualisé), dit aussi NRA-MED (NRA - Montée en débit).

La création d'un NRA-PRM fait suite à la souscription de l'offre PRM  publiée par France Télécom, propriétaire du réseau téléphonique, en 2011, conformément à des prescriptions strictes de l'ARCEP.

Elle consiste à déplacer les équipements actifs de la technologie DSL (D-SLAM) depuis les NRA jusqu'aux sous-répartiteurs (SR), de façon à réduire l'affaiblissement des lignes cuivre du téléphone dont dépend la qualité des débits internet. Techniquement, un NRA-PRM est donc un SR opticalisé et partiellement transformé en NRA.

L'opération comprend une prestation forfaitaire payée à France Télécom en fonction de la taille du SR et les travaux de génie civil (notamment le raccordement en fibre optique du NRA d'origine jusqu'au SR). Elle est financée intégralement par le demandeur, c'est-à-dire les collectivités locales et/ou leurs délégataires, pour un coût moyen unitaire supérieur à 150 000 €.


Opérateur alternatif

Sous-entendu "alternatif à l'opérateur historique" qui est encore propriétaire du réseau téléphonique.

Dans le cas de la BLHD, l'objectif - rempli - était que tous les NRA soient dégroupés via au moins un opérateur alternatif.


Opérateur d'opérateurs

Dans les RIP (Réseau d'Initiative Public) en France, les délégataires exploitants une infrastructure télécom ne vendent jamais de services directement au client final (entreprises, particuliers...). Ils ont exclusivement pour client des FAI qui utilisent les infrastructures mises à disposition pour proposer des abonnements aux clients finaux. Les délégataires sont donc opérateurs d'opérateurs.


Opérateur historique (France Télécom - Orange)

Circonlocution pour désigner France Télécom, entreprise publique disposant d'un monopole jusqu'en 1998, privatisée ensuite (l'Etat restant actionnaire à hauteur de 27 %) tout en restant propriétaire de l'infrastructure du réseau téléphonique financé par des fonds publics.

France Télécom est donc à la fois FAI sous la marque Orange et gestionnaire du réseau téléphonique rendu accessible à ses propres concurrents par de complexes procédures de régulation (voir ARCEP).


Ozone

Seul FAI spécialisé sur la technologie WifiMax dans l'Aire urbaine


Ping (temps de latence)

Au départ, c'est le nom d'un outil informatique qui permet de vérifier la connection et de calculer le temps aller-retour d'une requête entre 2 machines connectées.

Par extension, le ping est un indicateur du "temps de latence" calculé en milliseconde (ms) qui correspond à la vitesse de réaction du réseau à partir d'une demande effectuée par l'usager sur internet.

Le ping est généralement fourni par les tests de débit réalisés sur les sites spécialisés à côté des débits montant et descendant.

Plus le ping est bas, meilleur est le temps de réponse. Cette donnée est notamment importante pour la messagerie vidéo (par exemple skype) ou les jeux en ligne.

Le ping moyen est très faible sur la fibre optique, de l'ordre de 40 ms sur le WifiMax, considéré comme bon jusqu'à 80 ms sur l'ADSL, et supérieur à 500 ms sur le satellite.


POP (Point Of Presence ou Point de présence opérateur)

C’est le point de collecte des flux au niveau local-régional avant le transport des données sur de longues distances vers les GIX. Alliance Connectic en a installé 2 dans l’Aire urbaine : à Numérica à Montbéliard et sur les Hauts de Belfort.


PRM

Voir NRA-ZO


Puits fibre optique

Dans l'architecture du réseau WifiMax, le puits fibre optique est le point d'interconnexion entre le réseau optique basé sur les fibres optiques de la BLHD, et la partie hertzienne (BS et FH) et qui connecte directement les abonnés.

Il y a 8 puits fibre dans l'Aire urbaine qui alimentent une cinquantaine de BS.

 


Réseau de collecte / Réseau de desserte

Comme dans le réseau routier, les réseaux de télécommunications sont constitués d'artères principales - les réseaux de collectes - qui rapatrient les flux télécoms vers les grands carrefours d'interconnexion que sont les POP et les GIX, et de voies secondaires de plus en plus petites jusqu'aux usagers : c'est le réseau de desserte.

De par la "capillarité" nécessaire pour atteindre chaque foyer, la longueur du réseau de desserte est de l'ordre de 10 fois celle du réseau de collecte.

Le réseau optique mis en place dans le cadre de la BLHD est typiquement un réseau de collecte.


Réseau téléphonique

En France, le réseau téléphonique, ou boucle locale cuivre, a été déployé par France Télécom en situation de monopole, principalement à la fin des années 70. Il est constitué de plusieurs niveaux intermédiaires depuis le central téléphonique (ou NRA) jusqu’à la prise de l’abonné, en passant par des sous-répartiteurs (SR) et des points de concentration (PC).

A la fin des années 90, ce réseau a été « recyclé » sans remise en cause de son architecture globale pour y faire passer la technologie DSL et permettre à la majorité du grand public d’accéder au haut débit.

Parallèlement, l’opérateur historique et son réseau ont été privatisés entre 1996 et 1998, nécessitant pour le législateur et l'ARCEP d'établir de complexes procédures de régulation et d’accès à la boucle locale cuivre pour les autres opérateurs / FAI.


RIP (Réseau d’Initiative Publique)

Un RIP est un réseau de communications électroniques décidé et mis en œuvre par une (ou des) collectivité(s) territoriale(s).

Cette possibilité a été introduite en 2004 dans l'article L1425-1 du Code général des Collectivités territoriales (CGCT) qui définit les conditions d'intervention des collectivités dans le secteur des télécommunications.

La BLHD est typiquement un RIP.


Satellite

La possibilité d'accéder à internet par satellite est quasi-universelle sur le territoire. Cette technologie nécessite l'installation d'une parabole extérieure orientée dans la bonne direction.

Le lancement récent d'un nouveau satellite a permis une amélioration sensible des performances de cette technologie, même si les contraintes de temps de latence (voir "ping") et de volume limité mensuel demeurent.


SCoRAN (Stratégie de Cohérence Régionale d'Aménagement Numérique)

La Loi Pintat de 2009 instaure 2 outil de planification en matière d'aménagement numérique : la SCoRAN, déclinée au niveau départemental dans les SDTAN.

La SCoRAN fixe des objectifs minimums et organise la concertation entre les acteurs au niveau régional. Dans le cas de la Franche-Comté, la SCoRAN validée en 2011 distingue 3 niveaux d'intervention : l'établissement d'une dorsale régionale, les réseaux de collectes et les réseaux de desserte.

Lien vers la SCoRAN de Franche-Comté.


SDSL (Symetric Digital Subscriber Line)

Technologie de la famille DSL qui permet, par l’association de paires de cuivre torsadées, d’obtenir un débit symétrique. Cette offre est destinée aux professionnels.


SDTAN (Schéma Directeur Territorial d'Aménagement Numérique)

Les SDTAN sont des documents de planification créés en 2009 pour coordonner le déploiement des réseaux très haut débit (notamment le FTTh). Préalable légal à toute demande de subventionnement, le SDTAN identifie les technologies disponibles, fixe des objectifs et évalue les moyens financiers et organisationnels pour y parvenir.

Les SDTAN doivent être compatibles avec la SCoRAN dont ils dépendent.

Les SDTAN sont en principe départementaux ou multi-départementaux. Dans le cas de l'Aire urbaine, 3 schémas départementaux (Territoire de Belfort, Doubs et Haute-Saone) cohabitent, chapeautés par un SDTAN Aire urbaine garant de la cohérence d'ensemble.


SNR (Signal to Noise)

En français : rapport signal sur bruit.

C'est un indicateur particulièrement important pour les technologies de communication hertziennes qui détermine la qualité de transmission des informations. Il calcule la différence entre le niveau du signal que l'on veut faire passer et le "bruit de fond" électrique provoqué soit par les équipements eux-mêmes soit par des interférences extérieures.

Dans le cas du WifiMax, l'interface client du FAI Ozone indique le SNR sur 70 et le niveau minimum souhaitable est d'environ 20/70.


SR (Sous Répartiteur)

Niveau intermédiaire de la boucle locale cuivre entre le NRA et la prise finale de l’abonné. Il est généralement situé à l’échelon communal dans les campagnes, au niveau de grands quartiers dans les villes.

Il y a 350 SR dans l’Aire urbaine.


TIC

Technologies de l’Information et de la Communication.

On parlait auparavant de NTIC (Nouvelles TIC).


Triple Play

Offre commerciale par laquelle un opérateur propose à ses abonnés (via l'ADSL, le câble, ou la fibre optique) un ensemble de trois services dans le cadre d'un contrat unique : l'accès à l'Internet, la téléphonie fixe et la télévision sur IP.

Il est même question de "quadruple play" si on y ajoute la téléphonie mobile.


Wi-Fi / WifiMax / Wimax

Le WifiMax est un dérivé amélioré et à longue portée (5-6 km au lieu de 100 m autour des bornes Wi-Fi classiques) de la norme Wi-Fi (IEEE 802.11), qui fonctionne sur l’une des 2 fréquences possibles : 5,4 GHz (l’autre étant 2,4 GHz).
Par comparaison, le Wimax est une norme complètement différente (IEEE 802.16) qui fonctionne en France sur la fréquence 3,5 GHz.

Le WifiMax propose un débit crête de 6 Mbps symétriques évoluant vers 18 Mbps dans sa nouvelle version MiMo.


Zone d’Ombre et zone blanche

Dans le domaine des télécommunications, une zone blanche désigne un secteur qui n’est pas couvert par un certain type de réseau : radio, télévision, technologies internet, téléphonie mobile, etc. Par extension, une « zone d’ombre » ou une « zone grise » est un secteur mal couvert.

Pour l’accès à internet, on a tendance à parler de zones blanches dès que l’ADSL n’est pas disponible, oubliant que d’autres technologies (WifiMax, satellite) sont possibles. Il convient donc de préciser zone blanche ADSL ou zone blanche WifiMax, etc.


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