La perspective « très haut débit » pour l’après-BLHD

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La perspective « très haut débit » pour l’après-BLHD


La Boucle Locale Haut Débit (BLHD) n’est pas un aboutissement, mais plutôt le commencement d’une action de long terme visant à développer le très haut débit dans l’Aire urbaine par l’extension du réseau de fibre optique. C’est pourquoi le schéma directeur du très haut débit de l’Aire urbaine est en cours de rédaction et devrait être soumis à la concertation à l’automne 2010.

L’accroissement mécaniques des débits

 Retournons 10 ans en arrière : les familles commençaient tout juste à découvrir les joies de l’internet à des débits de quelques dizaines de kilobits. Mais les volumes de données augmentent mécaniquement au fur et à mesure que sont inventées de nouvelles applications : aujourd’hui ce sont les vidéos qui accroissent de façon exponentielle la consommation de bande passante. Pour demain, nous pouvons faire confiance à la créativité humaine et à une tendance toujours plus poussée à l’interactivité.

Il paraît donc de plus en plus évident que l’ADSL, la technologie sur fil de cuivre la plus employée actuellement pour accéder à internet, ne pourra pas suivre le rythme. Seule la fibre optique permet d’envisager des débits de 50 mégabits par seconde (Mbps), 100 Mbps, 500 Mbps, contre une vingtaine dans le meilleur des cas avec l’ADSL.

Le soutien du FNADT et du FEDER

 Le Comité syndical du SMAU a voté en octobre 2009 le lancement d’une étude portant sur l’ « établissement d’un schéma directeur de la desserte en fibre optique de l’Aire urbaine ». L’objectif est d’aboutir très progressivement, en 10 ou 20 ans au FTTh (Fiber To The home, c'est-à-dire la fibre jusque chez l’habitant). Le but de ce schéma est d’établir une architecture de réseau en fonction des éléments déjà existants, de répartir les tâches entre opérateurs, Etat et collectivités et d’établir un premier phasage de réalisation.

Cette étude a rencontré un vif soutien de l’Etat qui a participé à hauteur de 37,5 % dans le cadre du Fonds FNADT (Fonds National pour l’Aménagement du Territoire). Elle fera en effet office de SDAN (Schéma Directeur d’Aménagement Numérique), document stratégique nouvellement instauré par la Loi Pintat « relative à la lutte contre la fracture numérique », sésame indispensable pour obtenir des subventions de l’Etat en matière d’infrastructures numériques.

Mais la plus grosse part du financement revient au fonds européen FEDER qui est intervenu à hauteur de 42,5 % du montant de l’étude. Cette orientation assez récente montre que les instances européennes ont pris conscience de l’importance des réseaux de communications dans la compétitivité des territoires.

Le temps de la concertation

 Des réunions techniques périodiques réunissent actuellement le Comité de pilotage mis en place pour suivre l’avancement de l’élaboration du schéma. Une fois le rapport final établi et remis au SMAU, probablement début juin, le schéma sera transmis aux collectivités membres. L’étude restera cependant confidentielle jusqu’à la fin des travaux de la boucle locale afin de ne pas interférer dans les relations du SMAU avec son délégataire, et d’aborder sereinement la concertation que nécessite un projet portant sur les 10 ou 20 prochaines années.

Cette étude est cofinancée par l'Union Européenne et l'Etat. L'Europe et la France s'engagent en Franche-Comté avec le Fonds Européens de DEveloppement Régional et le Fonds National d'Aménagement et de Développement du Territoire

Article publié le 12/05/2010

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