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Un nouveau Festival impétueux et divergent du 16 au 21 avril 2010

Ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion d’entendre de grands élus parler de « Death Metal », de « Hardcore » ou de « Techno-punk ». Et pourtant, jeudi 21 janvier, il y avait foule à l’Axone pour lancer un petit nouveau parmi les festivals de l’Aire urbaine : Impetus, consacré aux « musiques divergentes ».

Musiques divergentes ?
Par musiques divergentes, entendez ces musiques extrêmes telles que le métal, le rock expérimental, toutes sortes de musiques « bruitistes », mais aussi l’electro ou le hip-hop dans leurs formes les plus exploratoires. C’est un univers underground à la croisée du festif, de l’expérimental et de la performance artistique. L’idée étant d’ailleurs d’étendre le champ du festival en favorisant les projets transdisciplinaires avec de la danse et du cinéma d’avant-garde.

Une solide assise locale
Des esthétiques pointues pour des publics initiés, qui sont, d’habitude, plutôt boudées par les principaux financeurs des nouveautés culturelles que sont les collectivités locales. Encore que l’Aire urbaine est, en la matière, bien pourvue, notamment avec un noyau de fidèles autour de l’Atelier des Môles à Montbéliard, et des structures de diffusion et de répétition très solides proposées par le Pôle Musiques Actuelles de Belfort. Logiquement, on retrouve une forte proportion de groupes locaux dans la programmation qui est d’ores et déjà accessible sur le lien suivant : http://www.impetusfestival.com/programme. 5 jours très denses avec au moins 2 propositions chaque jour, répartis dans les petites salles adaptées de l'Aire urbaine.

Un festival « aire-urbain »
Impetus pourrait être le petit frère de GéNéRiQ, le festival Rhin-Rhône des musiques actuelles, dont il prend d’ailleurs plus ou moins la place au sortir de l’hiver (GéNéRiQ aura lieu en novembre plutôt qu’en mars, Impetus intervient en avril). Même volonté de travailler en réseau, même volonté de partager ressources, communication et artistes (plusieurs dates dans un espace et un temps resserré), même programmateur, l’inénarrable Kem des Eurockéennes…
La mobilisation locale a ainsi été très impressionnante autour du Moloco et de la Poudrière, avec le soutien notamment de la CAPM et de la ville de Belfort. Parmi les structures participantes, évidemment les scènes spécialisées comme l’Atelier des Môles ou le Catering Café, les habitués des projets artistiques transdisciplinaires, tels que l’Allan et le CCN, mais aussi des acteurs plus discrets comme l’Espace Gantner, Ars Numerica, le Conservatoire de Montbéliard, la MJC Centre Image (Montbéliard), etc. A souligner également l’implication des associations comme Territoire de Musiques, les Productions de l’impossible, Eye of The Dead, Mighty Worms.

Tout cela tisse une belle toile nord franc-comtoise pour un festival que l’on peut clairement qualifier d’ « aire-urbain » !

Le jumeau suisse
Il serait incorrect cependant de ne pas mentionner le festival parfaitement jumeau organisé en étroite collaboration à Lausanne (même nom, site internet commun). Pour la petite histoire, l’idée a surgi quasi-simultanément en Suisse et en France. Impetus est donc non seulement aire-urbain mais aussi transfrontalier.

On terminera sur cette citation évocatrice d’Etienne Butzbach, Maire de Belfort : « Que l’impétuosité et la virtuosité d’Impetus fasse jaillir une sève printanière dans l’Aire urbaine ».

En savoir plus : http://www.impetusfestival.com

Article publié le 25/01/2010

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