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Le FIMU : toute la jeunesse du monde en musique - les 10, 11 et 12 à Belfort

Cette année, les 3 mascottes du FIMU (Festival International de Musique Universitaire) sont un mexicain rigolard avec sa guitare verte, une jolie blonde à clarinette et un indien tout aussi souriant, coiffé d’un turban et jouant des percussions, le tout sur fond d’accordéon violet. Avez-vous remarqué le délice du renouvellement de l’affiche dans la même continuité graphique ? Et bien c’est le FIMU dans toute sa splendeur !

Il y a une bonne raison à cela : tout simplement parce que la recette est bonne (« un festival métissé, intergénérationnel et participatif » dixit Etienne BUTZBACH pour en introduire la 22ème édition) tandis que les étudiants musiciens, eux, ne sont jamais les mêmes (toutes les bonnes choses ont une fin… y compris les études).  Comme le fait judicieusement remarquer Richard GORIERI, Directeur du FIMU, le festival est immortel tant que la jeunesse est éternelle…

Ce qui ne signifie pas que le festival s’organise tout seul, loin s’en faut. Songez à la logistique nécessaire pour rassembler 2 500 musiciens de 35 pays différents, 250 bénévoles (étudiants : engagez vous !) qui vont donner vie à près de 250 concerts sur 16 scènes réparties dans tout le centre ville de Belfort.

La pression monte dans les semaines qui précèdent l’événement :

Tout est fait pour recevoir dans les meilleures conditions les 130 formations invitées suite à une sélection organisée en 5 commissions pour départager les 422 demandes comptées en 2008. Il faut souligner à ce propos que les groupes ne sont pas payés, et même pas toujours défrayés, tandis que les concerts sont gratuits. Le moteur du festival est donc bien l’envie de venir partager 3 jours de musique à Belfort. Accessoirement, cela permet de maintenir le coût du festival dans des limites très raisonnables - autour de 500 000 € - pour un événement de cette ampleur : 65 000 visiteurs attendus.

En parallèle, les supports de communication sont mis en place (voir le site www.fimu.com) et bénéficient depuis cette année d’un sérieux coup de pouce du Comité Régional de Tourisme qui investira 30 000 € pour faire connaître le festival au-delà de la Franche-Comté.

Et enfin arrive le week-end de la Pentecôte (avantageusement prolongé cette année par la commémoration du 8 mai 1945). Évidemment, un peu de soleil ne gâche rien à la fête. L’ambiance devient alors franchement sympathique. Pour en donner un aperçu, rien de tel que les images réalisées l’année dernière sous la forme du JT du FIMU par les étudiants de l’UTBM. A noter que cette année, le site retransmettra en direct des images du festival.

Comme quoi, le tour du monde en 3 jours, c’est possible. Dans ce joyeux melting pot musical et urbain, tous les styles sont représentés : classique, traditionnel, world, pop, jazz, rock, hip-hop, créations contemporaines... sachant qu'après la cornemuse et le luth, l'instrument à l'honneur cette année est l'accordéon. Peu d’instruments peuvent se dire à ce point « populaire » et se targuer d’avoir « colonisé » tous les genres musicaux (du classique à la variété en passant par la musette et le tango qui lui a donné ses lettres de noblesse). La palette d’expression de l’accordéon est infinie !

Enfin, une attention particulière est accordée à ce que le festival n’oublie personne. Comme chaque année, les enfants seront de la fête avec les ateliers de découverte des instruments. Pour les personnes handicapées, l'accessibilité  à l’ensemble du festival est la grande priorité de cette année. Dans cette optique, le FIMU est soutenu par l’Association des Paralysés de France (APF).

Tout bien considéré, il ne reste plus qu’à réserver son week-end de la Pentecôte pour aller flâner dans les rues de Belfort au son de l’accordéon. Comme le chantait Juliette Greco :

 "Dieu que la vie est cruelle
Aux musiciens des ruelles
Son copain son compagnon
C'est l'accordéon (...)

Accordez accordez accordez donc
L'aumône à l'accordé l'accordéon"
 
Tous les détails sur : www.fimu.com

Article publié le 29/04/2008

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