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Eurockénnes 2009 : ambiance, souvenirs, photos et tipps* (suite)
Suite des Eurockéennes 2009 pour la journée de samedi.
*un "tipps" = "conseils, trucs et astuces" 
Photos de haut en bas : Peter Doherty, seul en scène, Olivia Ruiz, froufroutante, et Tricky en transe. Samedi 16h30 – embarquement navette Aie, ca commence mal : il pleuviote à moitié et les navettes semblent avoir du mal à suivre le rythme. « Les jeunes, allez donc à pied », fait remarquer le service d’ordre en rigolant. « 15-20 minutes, c’est rien ». Ok, déjà, ça en fait plutôt 25-30, et en plus, c’est sur une voie ferrée… 2 possibilités : ou bien marcher sur les traverses dont l’écartement est bizarrement très aléatoire : attention concentration ! Ou bien patauger sur les cailloux en se tordant régulièrement les chevilles… Au final, on n’est pas arrivé que les jambes sont déjà à l’agonie.
Samedi 17h30 – conférence de presse d’Olivia Ruiz Parmi les endroits inaccessibles au festivalier de base, voire à certains « badgés », l’espace presse est un coin à part dans une énorme remorque dépliante surmontée d’une étoile rouge. C’est aussi malheureusement le coin le plus étouffant du festival quand le soleil cogne, ce qui est le cas justement, et Olivia Ruiz propose, à peine entrée, d’abréger la discussion pour se rafraîchir. On dirait un petit oiseau à l’accent chantant de Catalogne. L’inévitable question sur la Star’ac – que ça doit être pénible à traîner – les difficultés à bien s’entourer (avec un clin d’œil à Matthieu Malzieu de Dionysos) ou le trac persistant avant les concerts, font le sel de l’exercice. Tipps – Espaces privilégiés
Différents types d’espace sont juxtaposés, emboîtés, et plus ou moins accessibles. L’accréditation presse donne accès à la plupart. D’autres sont ouverts strictement aux professionnels ou aux VIP en fonction des badges et/ou des bracelets (bracelet jaune : camping, orange : VIP, mauve pâle : Comfort crew, vert : presse etc…) filtrés par des vigiles en tee-short rouge courtois mais fermes. A noter la curieuse matière des bracelets : une sorte de papier qui résiste 3 jours sans problèmes à tous types de brutalité (douche, arrachage,...). Cette distinction des espaces est symbolisée par la passerelle qui permet de passer au-dessus de la voie technique et d'atteindre le "village pro" (ci-dessus). Notons : 
- « Village pro » (ci-dessus) : les professionnels et VIP y sont chouchoutés. Mais à l'intérieur de celui-ci, on se heurte tout de suite à des "sous-espaces" comme : - l’Espace presse (à gauche sur la photo). - les Tentes des mécènes dont notamment celle du Conseil général : ultra select ! - le Bar des bouleaux : on y reviendra. Autres : - Scènes : les photographes sont autorisés dans certaines conditions à venir au pied des scènes, souvent pour les 3 premiers titres. - Voies techniques : elles font tout le tour du site et permettent de rallier rapidement en voiture tous les points du site. - Catering « pro » : on y mange très bien mais malheureusement, ce n’est pas du tout accessible à moins de travailler parmi les techniciens. - Podiums : réservés dans certains cas aux handicapés ou aux VIP, ils permettent d’avoir un point de vue privilégié sur les scènes et les artistes. - Nombreux préfabriqués qui abritent tous les corps constitués partie prenante du festival, de la direction aux pompiers et policiers, en passant par le Confort crew et autres. Samedi 18h30 – Freeze dans la montée de la grande scène Les étudiants de l’UTBM se sont mis d’accord sur internet pour « freezer » les Eurockéennes entre 18h30 et 18h34. Au signal, environ 300 jeunes s’immobilisent dans la montée de la grande scène sous le regard incrédule des festivaliers qui essaient de se frayer un chemin au milieu ou prennent des photos. Forcément on ne le voit pas très bien sur les photos… mais ils ne bougent plus et les positions sont parfois un peu spéciales…

Samedi 18h – Zapping entre les scènes Retour dans le grand bain musical. Peter Bjorn & John est un brin léger, autant que les sifflements de la musique de pub qui les a fait connaître (titre « Young Folks »). Un passage un peu trop rapide pour vraiment en profiter devant Solange la Frange, suissesse déjantée, et The Asteroid Galaxy Tour emmené par une chanteuse au look de poupée, qui sont apparemment des révélations du festival. La fin du concert de Groundation, bon gros reggae authentique avec message militant à la clé. Intéressant mais pas très original. Samedi 20h – Chapiteau : Tricky, Trip hop tripant Beaucoup plus passionnant s’avère être Tricky dont le set trip hop fait chavirer la foule. Tricky semble complètement habité par sa musique d’où émane une grosse puissance planante et tribale. Le chant est presque au second plan, en dépit d’une seconde voix féminine insistante. Sans aucun doute l’un des plus beaux concerts du festival. Tipps – Toilettes Il vaut mieux être un gars qu’une fille en matière de toilettes : c’est particulièrement vrai aux Eurockéennes où les files féminines s’allongent démesurément. Dans ce cas, le saint graal, c’est un pass pour le village « pro », où l’attente est largement écourtée et la décence des lieux nettement améliorée. D’une manière générale, il ne vaut mieux pas trop coller aux barrières qui entourent le site, les hommes ayant tendance à viser n’importe quelle paroi verticale quand vient le moment de se soulager....
Samedi 21h – Grande scène : Olivia Ruiz en grande forme Phillipe Manoeuvre a déclaré quelque part dans une interview « Question aux programmateurs : mais que vient faire Olivia Ruiz dans cette galère ?». Une partie de la réponse se trouve sur scène même si un léger sentiment de décalage persiste : la demoiselle a considérablement musclé ses chansons un rien gentillettes entendues en boucle sur les radios. En fermant les yeux, certains intermèdes n’ont rien à envier aux groupes typés rock dur qui se succèdent au même endroit. Et elle met beaucoup d’énergie au service de son public dans sa robe à froufrou qui, dit-elle sous forme de boutade, renforce sa (maigre) poitrine. Mathieu Malzieu vient apporter sa touche de folie le temps d’une chanson. Un concert pas inoubliable mais qui se tient bien : pas de tricherie, de la pêche, bonne pioche. Tipps – Grande scène La topographie du terrain est le principal piège de la Grande scène. Un repérage par « foule dégagée » fait ressortir un devers vers la droite et surtout un replat au milieu de la pente au niveau de la régie. Autrement dit, à moins de mesurer 2 mètres, on ne voit rien sur le replat. Plus exactement le champ de vision est coupé juste au dessus de la tête des artistes. Il reste bien entendu les écrans géants mais c’est quand même frustrant d’être en live sans voir la scène. Conclusion : il vaut mieux, soit insister pour aller au moins jusqu’au bord du replat, soit rester plus haut où la vue sera nettement plus dégagée. Par ailleurs le contournement par la droite n’est pas forcément une bonne idée, à moins, là encore, d’aller très loin sur le devant. Samedi 22h20 – Chapiteau : Peter Doherty, en chair et en os Peter (notez le « r » qui est son vrai prénom, et assumé désormais comme nom de scène) Doherty nous fait l’honneur d’être là, ce qui est en soi digne d’être mentionnée vu son imprévisibilité, et en plus, il est en forme, accompagné de sa seule guitare et de son charisme. L’ambiance est électrique – quelques adolescentes hystériques y sont pour quelque chose – et c’est surtout un grand artiste qui donne le meilleur dans une forme épurée mais non moins intense. Il a une façon particulière d’occuper la scène à lui tout seul, en jouant des pleins et des ombres créés par les projecteurs concentrés sur le devant. Une sorte de « dialogue » s’instaure avec le public avec des jets d’objets divers dans un sens et dans l’autre : cigarettes (une entre chaque chanson – la loi Evin n’a pas passé la Manche), bouteilles, bonbons, une rose qui finit sous le micro, un échange de chapeau… Et puis un hommage totalement inattendu à Michael sur quelques accords de Billy Jean repris en chœur par tout le chapiteau. Tricky et sa chanteuse viendront clore le concert sur un duo/trio. Rien de tel que le mélange.
Tipps – Bar des bouleaux Dans le village pro, il existe un endroit à part, le seul où on puisse s’approcher de l’eau depuis les pontons, c’est le bar des bouleaux. Il y règne un calme paradoxal, c'est-à-dire que tout près, la grande scène lâche des décibels en continu, mais rien qui ne parvienne à entacher la sérénité du lieu. L’ombre des grands arbres, les fauteuils (oui, il y a des fauteuils : le luxe absolu !), le clapotis de l’eau… une sorte de paradis terrestre qui jouxte le chaos. A la nuit tombée, les guirlandes électriques donnent un aspect encore plus chaleureux. C’est là aussi où se tiennent tous les soirs (ou tous les matins, c’est selon), une fois les portes du festival closes, les « afters » animés par des DJs dans une remorque en forme de cocon orange.
Samedi 23h30 – Grande scène : Kanye West l’américain D’une oreille très distraite, on regarde Kanye West se fendre d’un show à l’américaine… Ca prête à discussion jusque dans les rangs des programmateurs… Samedi très tard – Tendance électro La tendance électro de la programmation 2009 se confirme (une quinzaine de groupes ou artistes) avec les prestations remarquées de Laurent Garnier, Yuksek ou Birdy Nam Nam (tous français) ou encore le Chapelier Fou, Kap Bambino, sans compter The Prodigy et Tricky qui se rattachent au genre… Tipps – Retrouver sa voiture Il faut tout d’abord préciser que la voiture est loin d’être le seul moyen d’accéder au site, en particulier depuis le centre-ville de Belfort : le plus recommandable étant le vélo (piste cyclable continue), même si le retour pourrait être difficile à 3h du matin. Les navettes bus et trains sont également très efficaces. Néanmoins, ce conseil, relativement évident, mais vital, s’adresse aux automobilistes : faire très attention à la rangée dans laquelle est garée votre voiture car le parking est immense et très peu éclairé. Certaines légendes belfortaines racontent que des automobilistes auraient tourné une nuit entière pour retrouver leur engin avant de s’écrouler épuisés et en larmes dans un fossé… La surprise du soir, c’est aussi la poussière qui est retombée avec la rosée et qui forme une épaisse couche de crasse sur les vitres. Chouette.
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