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Chroniques d'un pilote de groupe au FIMU 2008 (2)
Premier jour : Samedi 10 mai - les allemands arrivent
SAMEDI 10h - en attendant mon groupe L’arrivée de mon groupe est fixée à 11H. La ponctualité étant le maître-mot, j’y suis vers 10h20. Trois heures plus tard, ils se font toujours attendre. Und wo ist die deutsche Pünktlichkeit ! Les premières notes de musique du samedi - j'ai raté la soirée d'ouverture du vendredi - sont à mettre à l’actif des « Cornemuseux du Morvan » qui, paraît-il, viennent chaque année et qui sont en quelque sorte le « marronnier » du FIMU puisqu’on les entend jouer à tous les coins de rues pendant les 3 jours. Débarque aussi à l’accueil musicien (PC pour la gestion des musiciens) la « Tuna féminine de la Faculté d’économie de Porto ». Le défilé de la trentaine de jeunes choristes est assez saisissant : jupe noire, bas noir, veste et cravate noires, le tout enroulé dans une sorte de cape en feutre noir… Cortège funèbre ? Non ! On apprend pendant leur concert, que dans les occasions solennelles ou festives, les portugaises s’habillent intégralement en noir. Elles précisent que ça ne les empêche pas d’être très « gaies ». En effet, leur prestation est charmante (voir vidéo). A la descente du bus samedi matin
SAMEDI 13h45 - l'orchestre arrive Enfin pointe à l’accueil musicien l’Aachener Studentenorchester (littéralement l’orchestre d’étudiants d’Aix la Chapelle). Ai-je précisé que je suis pilote d’un orchestre symphonique allemand comptant 57 musiciens, un chef d’orchestre, plus une remorque remplie d’instruments qui va poser quelques soucis de garage ? 
Photos : la remorque de l'orchestre d'Aix la Chapelle suivi de l'orchestre lui même La plupart sont déjà venus 2 ans plus tôt. Ils ne sont pas trop dépaysés. Et il y a deux français dans le lot. Heureusement, car il me faut aller chercher loin les reliquats linguistiques de mes années d’études allemandes. Nous allons directement manger à l’Atria où s’est installée la cantine du FIMU : 10 000 repas y sont servis en 3 jours. Ca dépote ! Une fois restauré le groupe va déposer ses affaires à l’hôtel où la standardiste est un rien inquiète question bruit. Elle me demande en passant de lui traduire « piscine fermée » pour sa pancarte. « Schwimmbad geschlossen ». « A vos souhaits !» me répond-elle. Je lui écris directement… Il reste ensuite 2 heures de liberté pour écouter un premier concert complet : ce sera celui du groupe belge « A consommer de préférence » qui propose des « histoires musicales » dont le scénario est « dans le livret du CD vendu à la fin du spectacle », tout cela enrobé dans un humour… belge probablement !
SOIREE DU SAMEDI - 1er concert Le premier concert de mon orchestre est programmé à 23h dans la grande salle de l’Atria. Je prépare le terrain avec les gens de la régie, en tee-short vert (celui de pilote est violet, ceux de l’accueil public jaune). Vladimir, placide, 9ème FIMU à son actif, est le régisseur général de la scène de l’ATRIA. Il a tout vu, tout vécu, semble-t-il. Il faut plus, pour le perturber, qu’une écharpe cramée qui a pu faire croire à un début d’incendie le matin même (voir le Journal du FIMU, rédigé par les étudiants de l’UTBM, distribué aux musiciens et bénévoles et qui donne ce genre d’informations indispensables). Mes Allemands se métamorphosent dans la loge. Ils y rentrent dans le style étudiants plutôt potaches, ils en ressortent sanglés dans des costumes sombres ou dans des robes ténébreuses, sérieux mais finalement assez peu stressés par l’enjeu comme on peut les voir à leur entrée en scène. De fait, ils déroulent leur programme sans anicroches (« Nuit sur le Mont Chauve » de Mussorgski et la 6ème symphonie de Dvorak). En revanche, l’enthousiasme du public est un peu émoussé à cette heure tardive, d’autant que la formule du FIMU encourage d’une certaine façon le « zapping » musical. Quand on est rassasié, rien n’oblige à rester dans la salle. Entrée en scène de l'Orchestre des étudiants d'Aix la Chapelle
Concert terminé, les choses se corsent. Il y a un endroit névralgique pour les groupes du FIMU, a fortiori pour un gros orchestre comme le nôtre : c’est la bagagerie où les instruments peuvent être déposés en toute sécurité, après quoi chacun s’égaye dans le festival sans être encombré. J’aimerais ici rendre un hommage appuyé à Delphine et Pierre, les 2 étudiants bénévoles, qui ont passé les 3 jours du FIMU au sous-sol de la salle des fêtes de 10h à 1h du matin, à gérer les va-et-vient des musiciens. Le temps de recharger dans la fameuse remorque les instruments utilisés pendant le concert à l’Atria (une harpe, un piano démontable qui n’a finalement pas servi, des timbales, une sorte de gong et encore d’autres percussions plus ou moins mystérieuses) puis de venir à la bagagerie pour s’en débarrasser, il est largement 1h et tout est fermé. Tant pis ! Difficile alors de comprendre la contrariété de mes allemands qui parlent de plus en plus vite. Puisque les instruments sont dans la remorque, ils peuvent bien y rester, non ? Non ! D’abord parce que les instruments ne sont pas suffisamment bien calés pour aller sans risque jusqu’à l’hôtel, et moins avouable, parce qu’au fond de la remorque, le frigo qui renferme de quoi arroser la soirée (sic !), est devenu inaccessible derrière tout le bazar… Finalement, d’autres groupes ne pouvant également se passer du stockage nocturne, la bagagerie nous fut rouverte et le drame évité. Lien vers IIIème chapitre des Chroniques du FIMU
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