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Une Arche à partager

On l’oublie parfois : la diffusion, c’est-à-dire faire venir un public dans une salle pour assister à un spectacle, n’est qu’une des missions des scènes conventionnées. C’est certes la plus visible. Pourtant s’y ajoutent généralement l’aide à la création et l’action culturelle. C’est le cas pour l’Arche de Bethoncourt (25), scène conventionnée jeune public, dont l’ambition pourrait se résumer ainsi : accompagner le jeune spectateur dans la découverte du spectacle vivant, depuis ses premiers pas et ses premiers mots, jusqu’au passage à l’âge adulte…

… voire plus loin si l’on écoute bien Laurent Coutouly, Directeur artistique de l’Arche, qui rappelle chaque année son espoir de « proposer un voyage pour chaque spectateur, quel que soit son âge ».

Voici que diverses actions, qu’elles soient dénommées « hors les murs » ou « décentralisées », contribuent à relier les 3 missions diffusion / création / action culturelle et amène l’Arche à rayonner bien au-delà de la grande salle de Bethoncourt.

Une démarche à 3 têtes
Concrètement, l’Arche propose donc aux acteurs éducatifs de l’Aire urbaine, notamment les écoles-collèges-lycées, mais aussi les structures parascolaires, de monter des projets artistiques susceptibles d’amener les jeunes à appréhender le processus de création jusqu’à la représentation devant le public. Il n’y a rien de prédéfini, pas de démarches toutes faites : l’envie doit être le principal moteur du partenariat à trois têtes que sont les classes et leurs profs, la Compagnie concernée et l’Arche.

 

Photo (Francis Reinoso) : Spectacle Des mondes dans une école primaire 

 

 

 

  
 
 
L’école du spectateur

Le collège Saint-Exupéry de Beaucourt a appelé l’Arche à la rescousse de son « école du spectateur » pour une classe de 5ème, un joli concept qui exprime bien l’idée que les individus se forment au spectacle vivant – ils n’en sont pas le réceptacle passif. Il y a des surprises, bonnes souvent, mais mauvaises aussi parfois, une ouverture d’esprit, un positionnement critique par rapport aux propositions artistiques, autant d’attitudes qui n’excluent pas l’approche sensible, l’imaginaire, l’émotion de l’instant – au contraire qui l’enrichissent – et qu’il convient d’apprivoiser pour ne pas se trouver en situation de rejet pur et simple du style « c’est nul ».
Depuis Beaucourt, les collégiens viendront ainsi à Bethoncourt assister à 2 spectacles dans l’année, plus un autre au Granit, et la Compagnie Les Arrosoirs interviendra une quarantaine d’heures sur place sur la base d’un travail d’écriture et de mise en espace.

Résidence décentralisée au Lycée Aragon
Le projet monté avec le Lycée Aragon d’Héricourt rentre dans la dernière année d’un programme de 3 ans qui verra la Compagnie "En attendant" créer 3 spectacles en tout (Moi et ma Bouche en 2008, J’ai aimé joué au sein même du Lycée en octobre 2009, et les grands plateaux d’après un texte de Denis Lachaud en 2010-2011. La Compagnie est en réalité en résidence dans le lycée pour des périodes de 2 à 3 semaines, ce qui permet d’approfondir le contact avec les classes impliquées et les internes. Cette année, le travail est centré sur l’adolescence et ses émois et sur la notion de portrait /autoportrait.

Photo colonne de gauche et ci-contre : interventions de la Cie En attendant au lycée Aragon

Création et rencontre du public
Quoique ce ne soit pas un passage obligé, il s’avère que les artistes intègrent de plus en plus les aspects de rencontres avec le public dans les moments de création de leurs œuvres. La formule de la « résidence » qui consiste à fournir à une compagnie les locaux et moyens pour créer et répéter un spectacle, se prête bien à l’exercice. Les artistes y trouvent de la matière, un contact et parfois un premier regard sur le travail en cours, tandis que le public est invité à s’immerger dans les coulisses de la création.

(Loup) y es tu ?
C’est ainsi que 2 classes de l’Aire urbaine ont commencé à dialoguer sur le thème universel des peurs, des cauchemars et des angoisses avec Alice Laloy qui en fera le matériau principal pour sa future résidence à l’Arche en avril. D’où sortira un peu plus tard un spectacle intitulé Y es tu ? Les enfants recevront en janvier des boîtes joliment bricolées par l’artiste. A l’intérieur, quand on y passe la tête : des paysages évocateurs en transparence et des petites mises en scène visuelles ou sonores. La récolte d’impressions/réactions promet d’être fructueuse.

Un projet ? Contactez l’Arche directement
Les initiatives portées par l’Arche sont encore nombreuses comme on pourra le constater à la fin de la plaquette 2009-2010 ou sur le site internet de l'Arche.
Dans tous les cas, l’équipe de l’Arche est particulièrement attentive à toutes les propositions qui peuvent lui être adressées directement. N’hésitez pas si vous êtes en charge de groupes de jeunes, de 0 à 18 ans !

Site internet : www.scjp-larche.org

Crédit photo : Arche Bethoncourt

Article publié le 17/12/2009

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