Le Pays de l'Aire urbaine
Vivre dans l'Aire urbaine
Etudier dans l'Aire urbaine
Innover dans l'Aire urbaine
   On fait quoi aujourd'hui ? Accueil Nous connaitre Cont@ct Newsletter Rechercher : 
Cultur'actualité
version imprimable
 

Chroniques d'un pilote de groupe au FIMU 2008 (3)

2ème jour : le festival bat son plein

DIMANCHE MATIN 11h - réception officielle des musiciens

Après une courte nuit, le 2ème jour commence à 11h par la réception officielle des musiciens sous la houlette d'Etienne BUTZBACH, le Maire de Belfort, qui risque un "welcome in Belforte", avant de revenir au francais. Il se félicite ensuite d’accueillir dans sa ville un tel festival et il a bien raison.


Réception officielle des musiciens par Etienne BUTZBACH, Maire de Belfort

DIMANCHE 14h30 - 2ème concert de l'orchestre allemand

L’orchestre fait son 2ème concert à 14h30 à la salle des fêtes. Il y a cette fois un ascenseur bien pratique entre la bagagerie et la scène : les 2 timbales font bien leurs 40 ou 50 kg chacune – une fille de la régie me fait remarquer qu’il y a déjà sur scène les timbales fournies par le FIMU… Mais non, pas question de jouer avec d’autres instruments. J’apprends de plus qu’il faut les amener dans la salle le plus tôt possible pour qu’ils prennent la température ambiante. Tout cela a des incidences sur la qualité du son, à vrai dire imperceptibles au commun des mortels.
Pas vraiment de loges, donc grand déballage et grand déshabillage directement dans la bagagerie sous l’œil inquiet des 2 gardiens qui doivent gérer un espace déjà quasiment plein. Comment dit-on « tassez bien vos affaires dans un coin, s’il vous plaît » en allemand ?

Le pilote a le petit privilège d’assister au concert depuis le balcon (fermé pour cause sécurité), de même que les musiciens de l’orchestre inoccupés d’un morceau à l’autre, de même que les photographes professionnels, de même que… Ca finit par faire beaucoup de monde là-haut. Le tee-short vert de la régie commence à s'alarmer. Le flot se tarit cependant et l’orchestre termine son programme avec 7 minutes de retard. Ponctualité, ponctualité ! Il n’y a que 30 minutes de battement entre chaque concert.


 

 

 

 

 

 

Le public applaudit cette fois chaleureusement l’orchestre qui remballe à toute vitesse et oublie dans la précipitation un « Beckenständer » (qui, après de laborieuses explications, doit être une sorte de trépied supportant l’une des percussions déjà évoquées). L’orchestre suivant l’a embarqué pensant qu’il lui appartenait et au moment du départ le lundi matin, l’affaire n’était toujours pas réglée (un envoi postal sera sans doute nécessaire).

Le temps de mettre le chef d’orchestre dans un taxi du FIMU pour aller prendre un train puis de faire un petit saut à la séance « défraiement », à savoir le paiement de la participation du festival au coût du transport de l’orchestre, et la soirée est à nous.

DIMANCHE DANS LA SOIREE - dans la peau du festivalier

La suite est plus classique d’un festivalier normal. Il n’y plus d’obligation autre que d’être à l’heure et bien groupé au repas du soir. Un court épisode pluvieux fait craindre la fin de l’euphorie, mais c’est pour mieux libérer ensuite la fête dans la soirée.
16 scènes, 230 concerts et la question cruciale : comment être là au bon endroit au bon moment ? Les noms de groupes ne vous disent rien ? Normal, c’est le principe ! Mais il y a quand même des têtes d’affiche informelles. On entendra beaucoup parler aux détours des conversations de la Fanfare en pétard, d’Afrika blues ou de l’orchestre de l’école de Chisipite (Zimbabwe). Pour le reste, il faudra se fier aux indications du « guide du mélomane éclairé » (programme intégral) qui classe les concerts en 7 catégories : classique, jazz, musiques actuelles, musiques du monde, autres formations, musiques nouvelles et conférences concerts.

Tout le centre-ville est mobilisé y compris des institutions comme le Granit, CCN, CCI, qui témoignent d’un bel élan collectif autour de la manifestation. J’ajouterai qu’il y a un bon équilibre entre les concerts à l’intérieur (souvent pleins à ras bord) et les scènes à l’extérieur qui laissent plus de souplesse. Plus généralement, et pour reprendre une idée lue quelque part, le FIMU fait la synthèse entre la fête de la musique et les grands festivals (comme les Eurockéennes) en gardant le meilleur des deux : la convivialité, l’extraordinaire variété des musiques présentées, la spontanéité alliée à la qualité indiscutable des groupes présents (dûment sélectionnés parmi les 422 demandes d’inscription en 2008), la gratuité et derrière tout cela une organisation béton à base de savoir-faire issu de la cellule des festivals de Belfort et de bénévolat plus ou moins étudiant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo en bas : La fanfare en pétard

Une chose est sûre : tous ceux qui sont sur scène ne sont pas étudiants – ou alors il y en a qui le reste toute leur vie ! Mais ce n’est pas un problème. Au contraire ! En se permettant de ratisser très large, le festival donne forcément satisfaction à tous les festivaliers, dans les genres les plus classiques jusqu'aux musiques les plus actuelles, du jazz aux sonorités les plus exotiques pour nos oreilles occidentales.
Pour ma part, dimanche soir, j’ai pu apprécier les vibrations festives d’OPS ou de Bazbat, les accents sensuels et rigoureux d’Entretango et le grand rire de Médicis, un accordéoniste malgache étonnant.

La musique inclassable de Mango Gadzi, un groupe mêlant flamenco, rock et langue imaginaire dans un grand bain d’inspiration « orientalo-tzigane » (c’est le programme qui le dit) ponctue la fin de soirée. Mes allemands, chopes de bierre à la main, mettent d’ailleurs l’ambiance en débordant quelque peu le groupe sur scène sur une rythmique du genre Ley ley ley HEY hey HEY hey…
Je préfère ne pas insister sur le tapage nocturne au chemin du retour. Mais ils m’ont promis d’être discrets en arrivant à l’hôtel.

Lien vers le IVème chapitre des Chroniques du FIMU

  retour Haut de page
 
Plan du site    |    Copyright SMAU