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Audit sur les transports de l'Aire urbaine
Se pencher sur l’avenir des transports dans l’Aire urbaine, c’est en réalité penser le futur de l’Aire urbaine, tant seront déterminantes pour le développement du territoire les questions de liaisons entre les multiples pôles urbains, l’accessibilité aux futurs grands équipements de l’espace central (Université, gare TGV, Hôpital,…) ou la mise en place d’un schéma cohérent des transports en commun.
Tous les élus l’ont bien compris. C’est pourquoi, parallèlement à l’enquête « ménages déplacements » dont les résultats sont exposés dans les Cahiers de la mobilité, le SMAU a confié au cabinet suisse CITEC la réalisation d’un « porter à connaissance »...
... sur la question des transports dans l’Aire urbaine. Cet état des lieux pourrait être la première étape d’une réflexion plus aboutie et plus complète en vue de la définition d’un schéma général des transports de l’Aire urbaine.
L’analyse CITEC révèle comme point de départ que notre bassin de vie ne se résume pas à un « bipôle » (Belfort et Montbéliard), mais au contraire qu’il s’appuie sur une multipolarité qui participe grandement à son équilibre géographique au delà des limites institutionnelles. Ce premier constat rend la coordination des différents réseaux encore plus nécessaire.
La grande question qui se pose ensuite est de trouver des alternatives à la voiture. En clair :
- profiter du réseau ferroviaire en place ou réutilisable après des travaux raisonnables. - coordonner les deux réseaux de bus (Pays de Montbéliard et Territoire de Belfort), dans l’idéal avec une billetterie commune, sans oublier d’intégrer le Pays d’Héricourt et les pôles secondaires de l’Aire urbaine non desservis à ce jour. Les expériences de Transport à la Demande (TAD) sont, sur ce dernier point, encourageantes.
Desservir l’espace central de l’Aire urbaine (notamment la gare TGV) autrement que par la route, est probablement le grand défi de l’Aire urbaine pour la prochaine décennie, particulièrement du point de vue du Pays de Montbéliard. Idéalement, il faudrait pouvoir relier les sites principaux de l’espace central en passant par Technoland I et II, le site médian (centre hospitalier Belfort-Montbéliard), l’UTBM à Sévenans et la gare TGV. La solution recommandée passe par les TCSP (transports en commun en site propre, c’est-à-dire avec des systèmes de voies de bus réservées assurant une bonne efficacité commerciale).
L’étude propose finalement 5 pistes immédiates de réflexion qui seront débattues dans les instances du SMAU, et dans un premier temps au sein de la Commission « Aménagement et transport » du SMAU.
1) Améliorer à court terme la coordination et la continuité entre les 2 principaux réseaux ; 2) Développer une communauté tarifaire à l’échelle de l’Aire urbaine (objectif : mise en service en 2010) ; 3) Développer le Transport à la demande dans les régions périphériques de l’Aire urbaine ; 4) Mettre en place des indicateurs d’implantation pour favoriser l’urbanisation en lien avec les réseaux de transport en commun ; 5) Clarifier la notion de territoire d’expérimentation des mobilités.
Gageons que ces premières pistes seront autant de pierres fondatrices d’un futur réseau global et cohérent à l’échelle de l’Aire urbaine, pour lequel un complément d’étude est envisagé auprès du cabinet CITEC.
Ce document est désormais téléchargeable : cliquez ici.
Article publié le 20/12/2007 Illustration : Cabinet CITEC - Coordination des réseaux
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