Le Pays de l'Aire urbaine
Vivre dans l'Aire urbaine
Etudier dans l'Aire urbaine
Innover dans l'Aire urbaine
   On fait quoi aujourd'hui ? Accueil Nous connaitre Cont@ct Newsletter Rechercher : 
Boucle locale haut débit
version imprimable
 

Archives : /Boucle locale haut débit : les élus de l’Aire urbaine parlent d’une même voix pour promouvoir le projet auprès des instances nationales/

Depuis le lancement d’une délégation de service public (DSP) par le SMAU portant sur la mise en place d’un réseau haut débit couvrant l’ensemble du Nord-Est Franche-Comté, les élus réunis au sein du SMAU ne ménagent guère leur effort pour concrétiser ce projet, déclaré d’intérêt majeur pour l’Aire urbaine. Après la gare TGV, le site Médian, le Grand équipement de l’Aire urbaine, le projet de la BLHD s’impose comme le nouveau défi des élus locaux.

Au-delà de toutes considérations administratives et politiques, l’ensemble des acteurs, services de l’Etat compris, mesurent l’intérêt vital de cette opération pour l’Aire urbaine.   

A travers cette réalisation transversale s’affranchissant de toute dualité, les pouvoirs publics, initiateurs du projet, souhaitent doter le tissu d’activités (secondaires mais aussi tertiaires) d’outils et moyens contribuant à son développement et, par conséquent, à son ancrage local. En effet, l’évolution des pratiques et la montée en puissance des applications liées au TIC positionnent le haut débit comme un vecteur incontournable d’attractivité territoriale. L’intérêt d’un tel projet pour l’Aire urbaine repose sur la volonté des acteurs publics locaux de maîtriser l’aménagement durable de leur territoire, sans attendre perpétuellement l’arrivée salvatrice et incertaine d’opérateurs privés. Les contraintes et doléances locales, exprimées à maintes reprises par les habitants et les acteurs socio-économiques, s’opposent malheureusement aux lois du marché et demeurent de ce fait incompatibles avec les paramètres et les seuils commerciaux qui dictent l’intervention des opérateurs privés. Les initiatives locales de quelques collectivités, observées ici et là, se retrouvent souvent confronter à des coûts exorbitants que ne pourrait supporter leur budget en dehors d’un système de péréquation solidaire.

Le défi des acteurs politiques locaux réside dans la mise en place d’un réseau haut débit cohérent et global couvrant 100 % de la population de l’Aire urbaine.

Principaux objectifs du projet :

  • haut débit sur 100 % du territoire (minimum 2 mégabits)
  • très haut débit sur les Zone d’Activités Economiques à tarif compétitif
  • péréquation des tarifs
  • concurrence entre opérateurs de services pour des offres innovantes à meilleurs coûts
  • couverture des zones blanches
  • amélioration de l’attractivité du territoire pour l’implantation de nouvelles activités génératrices d’emplois
  • essor d’activités consacrées aux TIC
  • maîtrise par les collectivités de l’aménagement numérique de leur territoire

Deux groupements ont été retenus par le SMAU dans le cadre de la DSP en cours. Les propositions financières du projet sont d’environ 18 M€ d’investissement avec une subvention publique à la charge des collectivités autour de 8 M€ (part devant être payée par les collectivités, sachant que le principe retenu repose sur une répartition des coûts réels par collectivité). D’ores et déjà, les Conseils généraux du Doubs, du Territoire de Belfort et de la Haute-Saône, membres du SMAU, s’engagent à apporter des aides à hauteur du projet dans le cadre de programmes spécifiques. Pour la grande majorité des EPCI et des communes isolées, les Conseils généraux interviendront à hauteur de 50 % des enveloppes à leur charge.

Dans le but de diminuer davantage les coûts à la charge des collectivités, les élus du SMAU ont fait valoir l’intérêt de ce projet auprès des services régionaux de l’Etat, tout particulièrement auprès du SGAR, M. Jacques NODIN qui, convaincu de la portée de ce projet pour le Nord-Est Franche-Comté, s’emploie à mobiliser les moyens mis à sa disposition pour faire aboutir ce projet.

En parallèle de cette intervention, une délégation d’élus du SMAU, composée de son Président, Yves ACKERMANN ; de son 1er Vice-président, le Sénateur-Maire Louis SOUVET ; de son 2ème Vice-président, Jean-Pierre CHEVENEMENT et du Député Marcel BONNOT, membre du Comité syndical du SMAU, a rencontré le mercredi 1er août dernier, à Paris, M. Pierre MIRABAUD, Délégué général de la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires ex-DATAR).

L’objectif de cette rencontre consistait à sensibiliser les décideurs nationaux sur les difficultés en matière d’emploi dans tout le bassin de l’Aire urbaine et à inviter l’Etat à prendre ses responsabilités : celles d’encourager et d’accompagner les initiatives volontaristes locales qui s’attachent non pas à trouver des remèdes à la faillite des bassins industriels mais plutôt à anticiper les besoins à travers des leviers innovants capables de faire face efficacement à la concurrence territoriale.

A ce titre, il n’est pas inutile de rappeler que sans un engagement fort et visible des pouvoirs publics, la dégradation de la situation de l’emploi dans l’Aire urbaine se traduira à coup sûr par une mise en cause de l’équilibre financier de la Région. L’Aire urbaine continue, bon an mal an, à participer largement à la richesse régionale : 40 % de la TP régionale provient du Nord-Est Franche-Comté.

M. Pierre MIRABAUD s’est montré attentif et s’est dit sensible à la situation actuelle de l’Aire urbaine. Au même titre que les services régionaux de l’Etat, le projet de la Boucle locale haut débit lui semble une évidence pour la diversification des activités locales. La position stratégique de l’Aire urbaine au contact de la Suisse et de l’Allemagne et son tissu industriel des plus innovants au niveau national, devrait, à son avis, disposer du très haut débit pour faire face à la concurrence mondiale. Le caractère transversal du projet intégrant les territoires périphériques apparaît également comme un atout supplémentaire.

Dans l’attente des arbitrages nécessaires, et compte tenu de la pertinence du projet, il en informerait rapidement le Premier ministre.

Pour autant, la délégation se rendra prochainement auprès de M. Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Ecologie, de l’Aménagement et du Développement durable et rencontrera d’autres décideurs nationaux.

Une aide de 1,5 à 2 M € est sollicitée auprès de l’Etat pour accompagner l’engagement local de mettre fin à la fracture numérique.

                                                                     article mis en ligne le 03/08/2007

  retour Haut de page
 
Plan du site    |    Copyright SMAU